top of page

NOS DOSSIERS THÉMATIQUES :

Afin, d'une part, de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques et, d'autre part, de sensibiliser le grand public, et ainsi espérer pouvoir contribuer à l'amélioration de la situation dans les prisons belges, I.Care publie des dossiers thématiques, des notes d'analyse et de positionnement exposant nos observations et recommandations relatives au milieu carcéral et à la promotion de la santé. 

 

Retrouvez nos dossiers thématiques ci-dessous.

​

Drogues et détention

Spécificités et prises en charge des personnes usagères de drogues incarcérées

Avec le soutien de la politique fédérale de la santé publique, de la COCOF et de l'AVIQ

SPF_SANTE_LOGO_BI-LANGUE.jpeg

Drogues et détention, ce sont des témoignages recueillis quotidiennement dans le cadre de notre travail de terrain, un tour d'horizon (non exhaustif) de la littérature belge et internationale, scientifique et grise et des entretiens détaillés avec 15 personnes incarcérées.
La consommation de drogues, en prison comme en société libre, est une réalité. Cette analyse vise à documenter les spécificités de ces usages ainsi que leur prise en charge, en proposant des recommandations réalistes tenant compte du contexte carcéral.

​

 

Le rapport met en lumière l'ampleur et la complexité des usages de drogues en prison, où les conditions de détention contribuent à exacerber les problèmes d’assuétudes, chez des individus déjà particulièrement vulnérables (antécédents de précarité, traumatismes, troubles psychologiques, etc.).

L’incarcération, loin de résoudre ces problématiques, les aggrave souvent.

​

Drogues et détention aspire également à sensibiliser le grand public, en particulier celles et ceux qui ont peu de connaissances sur les questions carcérales et les personne usagères de drogue incarcérées.

​

​

Découvrez le rapport* et nos recommandations en cliquant ici.

​

Un résumé du rapport est également disponible en cliquant ici.

 

Document sur la redirection d’imprimante

En donnant la parole aux personnes usagères de drogues incarcérées, nous souhaitons pouvoir sensibiliser davantage les pouvoirs publics et les professionnel·les (de sécurité et de santé) à la nécessité d’adopter une approche centrée sur la santé publique et la promotion de la santé.

Première page rapport drogues_edited.jpg

Quelles sont les conclusions de la recherche ?

​

Le rapport met en lumière l'ampleur et la complexité des usages de drogues en prison, où les conditions de détention contribuent à exacerber les problèmes d’assuétudes, chez des individus déjà particulièrement vulnérables (antécédents de précarité, traumatismes, troubles psychologiques, etc.). L’incarcération, loin de résoudre ces problématiques, les aggrave souvent. De fait, l’approche médico-centrée des services en prison se révèle souvent incomplète, ne s’attardant que sur les soins curatifs, et les programmes d’accompagnement psycho-médico-social ainsi que les dispositifs de réduction des risques sont largement insuffisants ou inégalement appliqués. Le rapport souligne également l'absence de continuité des soins à la sortie de prison ainsi que la difficulté de se réinsérer à la sortie. L’incarcération des personnes présentant des troubles liés à l’usage de substances met en évidence les failles des approches judiciaire et sanitaire actuel­lement en vigueur en Belgique, et notamment dans ses prisons. Les prisons, cen­sées préparer la réinsertion, isolent surtout des individus en situation de vulnérabilités, dont les besoins dépassent largement ce qu’est capable d’offrir le milieu carcéral.

​

Que demande I.Care ?

​

Il est impératif de remettre profondément en question les politiques pénitentiaires, en adoptant une approche holistique et cen­trée sur les besoins des personnes. Cela passe par une réévaluation des modalités de prise en charge des personnes usagères de drogues, qui devraient avant tout bénéficier de soins appropriés, lorsque c’est nécessaire, adaptés à leurs besoins spécifiques, et d’un accompagnement.

Cette réflexion doit s’inscrire dans la réforme en cours concernant le transfert de la compétence des soins de santé pénitentiaires du SPF Justice vers le SPF Santé pu­blique. Celle-ci doit permettre la mise en place d’une approche globale et intégrée en matière de gestion des assuétudes, fondée sur la préven­tion, la promotion de la santé, l’aide et le traitement. Ces mesures doivent viser à aborder de manière holistique la question complexe des assuétudes en milieu carcéral, mettant l’accent sur la réduction des risques, la sensi­bilisation et l’accès aux soins de santé appropriés, afin d’améliorer la santé mentale, physique et sociale des personnes incarcérées et de favoriser leur réinsertion dans la société. Au-delà du cadre pénitentiaire, le développement d’alternatives à l’incarcération est crucial. Celles-ci doivent permettre non seulement de prendre en compte les situations et vulnérabilités à l’origine des parcours de consommation et de judiciarisation, mais aussi de redonner aux individus une place entière dans la société. Enfin, une réflexion sur la décriminalisation de l’usage et de la possession, pour usage personnel, de drogues apparaît également indispensable.

20221004-PAE logo image 2 VF.jpg

Parle avec elles

Quand des femmes détenues se racontent en prison

iefh.jpg
1268px-Belgium.be_logo.svg.png

Avec le soutien de la politique fédérale de l'égalité des genres

Le projet Parle avec elles est soutenu par la politique fédérale de l’égalité des genres et a été mis en œuvre entre août 2022 et juillet 2023.
 
Parle avec elles, ce sont des conversations avec 17 femmes incarcérées ou qui ont connu la prison. Au cours de nos discussions, nous avons abordé une variété de sujets (entrée en prison, intimité, accès aux soins, relations familiales, etc.) afin de mieux comprendre les réalités et les défis auxquels elles étaient confrontées derrière les barreaux. De ces échanges est né le présent rapport qui met donc en lumière les vécus des femmes que nous avons rencontrées. S’il ne s’agit pas de faire des généralités à partir de témoignages isolés, nous constatons que ces histoires recoupent les constats que nous faisons quotidiennement dans notre travail en prison.

Grâce à une collaboration avec l’artiste Doris Michel, le projet Parle avec elles a également permis la réalisation d’un atelier de portraits graphiques avec six femmes incarcérées. Le résultat de ces séances ponctue ce rapport, aux côtés d’extraits des conversations menées, retranscrites littéralement. Ce travail devrait également être présenté à différentes occasions dans les mois à venir. 


 

Les femmes, confrontées à un environnement carcéral largement conçu par et pour les hommes, sont souvent invisibilisées et vulnérables. Le projet met l'accent sur la nécessité de reconnaître cette vulnérabilité et de mettre en place des politiques et des programmes adaptés.

 

Parle avec elles aspire également à sensibiliser le grand public, en particulier celles et ceux qui ont peu de connaissances sur les questions carcérales et les droits des femmes.

​

​

Découvrez le rapport* et nos recommandations en cliquant ici.

​

Un résumé du rapport est également disponible en cliquant ici.

 

Screenshot 2023-06-26 at 11-54-27 Parle avec elles V4-1.pdf(1).png

*Pour recevoir un exemplaire de notre rapport par la poste, merci de nous envoyer une enveloppe affranchie (poids du rapport 285 grammes) avec vos coordonnées à l'adresse suivante : Avenue Eugène Plasky 179 1030 Schaerkbeek  

 

Vous faites partie d'une organisation culturelle qui serait intéressée par l'exposition de notre projet ?

N'hésitez pas à nous contacter : info@i-careasbl.be.

 

En donnant la parole aux femmes incarcérées, nous souhaitons pouvoir sensibiliser davantage les autorités et le grand public aux réalités souvent méconnues de la vie des femmes en prison. 

Fond I.care2.jpg


Quelles sont les conclusions de la recherche ?


Si l’incarcération est évidemment difficile pour toute personne, les femmes incarcérées peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires, notamment en matière d’accès aux soins de santé, de maintien des liens familiaux, d’activités ou encore d’intimité en détention. Par ailleurs, le rapport publié souligne une réalité souvent méconnue : les femmes incarcérées sont non seulement des auteures d'infractions, mais aussi souvent des victimes. Leur passé est marqué par des violences et expériences traumatisantes qui ont parfois contribué à leur parcours menant à une incarcération. Le passage en prison peut représenter un nouveau départ et/ou un moment de répit dans une vie de violences pour de nombreuses femmes, même s’il apporte également son lot de défis et de difficultés. Les témoignages récoltés nous laissent à penser qu’au même titre que l’incarcération devrait être une opportunité de soin pour des personnes vulnérables, elle devrait être également une opportunité d’aide à la (re)construction et à la capacité d’agir pour ces femmes.
 

Que demande I.Care ?


Il est essentiel d'adopter une approche holistique respectueuse des dimensions de genres dans les politiques et pratiques pénitentiaires, en prenant notamment en compte leurs besoins en santé sexo-spécifiques mais également les expériences de violences et de traumatismes qu’elles ont pu vivre avant leur incarcération. Cela implique la sensibilisation et la formation continue des professionnel·les du système pénal sur les problématiques spécifiques aux femmes en prison. Il est également crucial de permettre aux femmes détenues victimes de violences d'accéder* à des services spécialisés dotés de moyens suffisants, notamment des thérapies individuelles et de groupe axées sur la guérison des traumatismes et le renforcement de l'estime de soi. Enfin, il est essentiel d'inclure le milieu carcéral dans la politique de prévention des violences. Cela doit passer par la mise en place de programmes pour les hommes et les femmes détenu∙es mais aussi par la mise en œuvre de mesures de protection spécifiques pour les femmes qui craignent des représailles ou des violences, afin de garantir la continuité des prises en charge après leur sortie de prison.

​

* A ce titre, vous pouvez consulter notre note : « Faire entrer en prison des structures d'accompagnement pour les femmes victimes de violences basées sur le genre » en cliquant ici.

On parle de nous !

Camille Wernaers pour Les Grenades le 12 juillet 2023

-

""Je voulais me faire ligaturer les trompes, on m’a dit que comme j’étais en prison, j’étais sûrement dépressive, que comme j’ai que 35 ans et que c’est irréversible, je peux pas prendre ce genre de décision. Je comprends pas pourquoi. On est complètement infantilisées, on ne peut plus rien décider ici. On me donne de l’ibuprofène, et quand je me plains, on m’a répondu ‘si vous êtes pas contente, fallait pas venir ici’". Ce témoignage est celui de Gabrielle, que l’on découvre dans le rapport Parle avec elles, publié ce 11 juillet par l’association I.Care."

​

Pour lire l'article, cliquez ici.

Screenshot 2023-09-04 at 15-51-01 La santé des femmes en prison 'On est complètement infan
Screenshot 2023-09-04 at 15-59-05 Invisibles les femmes détenues sont souvent à la fois au
Screenshot 2023-09-04 at 15-59-05 Invisibles les femmes détenues sont souvent à la fois au

Annick Hovine pour la Libre, le 25 juillet 2023

-

""L’ASBL I.Care, dédiée à la promotion de la santé en milieu carcéral, a donné la parole à des détenues. Le projet “Parle avec elles”, soutenu par la politique fédérale de l’égalité des genres, vise à documenter leurs besoins spécifiques.."

​

Pour lire l'article, cliquez ici.

Laurence Wauters pour Le Soir le 6 août 2023

-

"Cette minorité aurait pour conséquence leur invisibilisation, et une proposition de résolution Ecolo-Groen, déposée par les députés fédéraux Claire Hugon et Stefaan Van Hecke, dresse un premier état des lieux général de la situation carcérale pour les femmes, réclamant des recherches approfondies sur la question. Deux études, une signée par l’asbl I.Care et une autre de la spécialiste en droit pénitentiaire Olivia Nederlandt viennent de sortir. Elles montrent à quel point la détention peut être vécue autrement selon qu’on soit un homme ou une femme."

​

Pour lire l'article, cliquez ici.

Screenshot 2023-09-04 at 16-05-33 Les femmes détenues victimes de leur sous-nombre.png
Capture d’écran 2023-09-19 à 21.40.28.png

Nous étions invitées lors du 12.30 de BX1,

le mardi 19 septembre 2023

-

"Il est rare très rare d’avoir des études sur les femmes. “Elles représentent une minorité en prison”, explique Marion Guémas, de l’ASBL I.Care, qui a publié son rapport Parle avec elles : quand des femmes détenues se racontent en prison. “En Belgique, c’est entre 4 et 5 % de la population carcérale, un peu moins de 500 femmes. Les prisons, historiquement, elles ont été conçues par et pour des hommes. Finalement, ces femmes, on les incarcère, mais sans vraiment se soucier de leurs besoins et parce qu’elles sont moins minoritaires on considère que leurs besoins sont peut être moins pressants. Il y a moins d’études et donc finalement, leurs besoins spécifiques ne seront absolument pas examinés et les conditions de détention pas adaptées.”​

​

Pour revoir l'intervention, cliquez ici.

bottom of page