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Parle avec elles

Quand des femmes détenues se racontent en prison

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Avec le soutien de la politique fédérale de l'égalité des genres

Le projet Parle avec elles est soutenu par la politique fédérale de l’égalité des genres et a été mis en œuvre entre août 2022 et juillet 2023.
 
Parle avec elles, ce sont des conversations avec 17 femmes incarcérées ou qui ont connu la prison. Au cours de nos discussions, nous avons abordé une variété de sujets (entrée en prison, intimité, accès aux soins, relations familiales, etc.) afin de mieux comprendre les réalités et les défis auxquels elles étaient confrontées derrière les barreaux. De ces échanges est né le présent rapport qui met donc en lumière les vécus des femmes que nous avons rencontrées. S’il ne s’agit pas de faire des généralités à partir de témoignages isolés, nous constatons que ces histoires recoupent les constats que nous faisons quotidiennement dans notre travail en prison.

Grâce à une collaboration avec l’artiste Doris Michel, le projet Parle avec elles a également permis la réalisation d’un atelier de portraits graphiques avec six femmes incarcérées. Le résultat de ces séances ponctue ce rapport, aux côtés d’extraits des conversations menées, retranscrites littéralement. Ce travail devrait également être présenté à différentes occasions dans les mois à venir. 


 

Les femmes, confrontées à un environnement carcéral largement conçu par et pour les hommes, sont souvent invisibilisées et vulnérables. Le projet met l'accent sur la nécessité de reconnaître cette vulnérabilité et de mettre en place des politiques et des programmes adaptés.

 

Parle avec elles aspire également à sensibiliser le grand public, en particulier celles et ceux qui ont peu de connaissances sur les questions carcérales et les droits des femmes.

Découvrez le rapport* et nos recommandations en cliquant ici.

Un résumé du rapport est également disponible en cliquant ici.

 

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*Pour recevoir un exemplaire de notre rapport par la poste, merci de nous envoyer une enveloppe affranchie (poids du rapport 285 grammes) avec vos coordonnées à l'adresse suivante : Avenue Eugène Plasky 179 1030 Schaerkbeek  

 

Vous faites partie d'une organisation culturelle qui serait intéressée par l'exposition de notre projet ?

N'hésitez pas à nous contacter : info@i-careasbl.be.

 

En donnant la parole aux femmes incarcérées, nous souhaitons pouvoir sensibiliser davantage les autorités et le grand public aux réalités souvent méconnues de la vie des femmes en prison. 

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Quelles sont les conclusions de la recherche ?


Si l’incarcération est évidemment difficile pour toute personne, les femmes incarcérées peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires, notamment en matière d’accès aux soins de santé, de maintien des liens familiaux, d’activités ou encore d’intimité en détention. Par ailleurs, le rapport publié souligne une réalité souvent méconnue : les femmes incarcérées sont non seulement des auteures d'infractions, mais aussi souvent des victimes. Leur passé est marqué par des violences et expériences traumatisantes qui ont parfois contribué à leur parcours menant à une incarcération. Le passage en prison peut représenter un nouveau départ et/ou un moment de répit dans une vie de violences pour de nombreuses femmes, même s’il apporte également son lot de défis et de difficultés. Les témoignages récoltés nous laissent à penser qu’au même titre que l’incarcération devrait être une opportunité de soin pour des personnes vulnérables, elle devrait être également une opportunité d’aide à la (re)construction et à la capacité d’agir pour ces femmes.
 

Que demande I.Care ?


Il est essentiel d'adopter une approche holistique respectueuse des dimensions de genres dans les politiques et pratiques pénitentiaires, en prenant notamment en compte leurs besoins en santé sexo-spécifiques mais également les expériences de violences et de traumatismes qu’elles ont pu vivre avant leur incarcération. Cela implique la sensibilisation et la formation continue des professionnel·les du système pénal sur les problématiques spécifiques aux femmes en prison. Il est également crucial de permettre aux femmes détenues victimes de violences d'accéder* à des services spécialisés dotés de moyens suffisants, notamment des thérapies individuelles et de groupe axées sur la guérison des traumatismes et le renforcement de l'estime de soi. Enfin, il est essentiel d'inclure le milieu carcéral dans la politique de prévention des violences. Cela doit passer par la mise en place de programmes pour les hommes et les femmes détenu∙es mais aussi par la mise en œuvre de mesures de protection spécifiques pour les femmes qui craignent des représailles ou des violences, afin de garantir la continuité des prises en charge après leur sortie de prison.

* A ce titre, vous pouvez consulter notre note : « Faire entrer en prison des structures d'accompagnement pour les femmes victimes de violences basées sur le genre » en cliquant ici.

On parle de nous !

Camille Wernaers pour Les Grenades le 12 juillet 2023

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""Je voulais me faire ligaturer les trompes, on m’a dit que comme j’étais en prison, j’étais sûrement dépressive, que comme j’ai que 35 ans et que c’est irréversible, je peux pas prendre ce genre de décision. Je comprends pas pourquoi. On est complètement infantilisées, on ne peut plus rien décider ici. On me donne de l’ibuprofène, et quand je me plains, on m’a répondu ‘si vous êtes pas contente, fallait pas venir ici’". Ce témoignage est celui de Gabrielle, que l’on découvre dans le rapport Parle avec elles, publié ce 11 juillet par l’association I.Care."

Pour lire l'article, cliquez ici.

Screenshot 2023-09-04 at 15-51-01 La santé des femmes en prison 'On est complètement infan
Screenshot 2023-09-04 at 15-59-05 Invisibles les femmes détenues sont souvent à la fois au
Screenshot 2023-09-04 at 15-59-05 Invisibles les femmes détenues sont souvent à la fois au

Annick Hovine pour la Libre, le 25 juillet 2023

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""L’ASBL I.Care, dédiée à la promotion de la santé en milieu carcéral, a donné la parole à des détenues. Le projet “Parle avec elles”, soutenu par la politique fédérale de l’égalité des genres, vise à documenter leurs besoins spécifiques.."

Pour lire l'article, cliquez ici.

Laurence Wauters pour Le Soir le 6 août 2023

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"Cette minorité aurait pour conséquence leur invisibilisation, et une proposition de résolution Ecolo-Groen, déposée par les députés fédéraux Claire Hugon et Stefaan Van Hecke, dresse un premier état des lieux général de la situation carcérale pour les femmes, réclamant des recherches approfondies sur la question. Deux études, une signée par l’asbl I.Care et une autre de la spécialiste en droit pénitentiaire Olivia Nederlandt viennent de sortir. Elles montrent à quel point la détention peut être vécue autrement selon qu’on soit un homme ou une femme."

Pour lire l'article, cliquez ici.

Screenshot 2023-09-04 at 16-05-33 Les femmes détenues victimes de leur sous-nombre.png
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Nous étions invitées lors du 12.30 de BX1,

le mardi 19 septembre 2023

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"Il est rare très rare d’avoir des études sur les femmes. “Elles représentent une minorité en prison”, explique Marion Guémas, de l’ASBL I.Care, qui a publié son rapport Parle avec elles : quand des femmes détenues se racontent en prison. “En Belgique, c’est entre 4 et 5 % de la population carcérale, un peu moins de 500 femmes. Les prisons, historiquement, elles ont été conçues par et pour des hommes. Finalement, ces femmes, on les incarcère, mais sans vraiment se soucier de leurs besoins et parce qu’elles sont moins minoritaires on considère que leurs besoins sont peut être moins pressants. Il y a moins d’études et donc finalement, leurs besoins spécifiques ne seront absolument pas examinés et les conditions de détention pas adaptées.”

Pour revoir l'intervention, cliquez ici.

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