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Publication pour les 5 ans d'I.Care

« Il y a un peu plus de 5 ans, les fondateurs et fondatrices d’I.Care participaient très activement au lancement essentiel de l’appel au transfert des soins de santé prodigués en prison, du SPF Justice vers le SPF Santé publique. Le message est fort, sans concession : la personne détenue malade est d’abord un·e malade comme un·e autre, qui doit mobiliser toute notre sollicitude, sans limite financière, sans cadenassage sécuritaire. Dans la foulée logique, les fondateurs et fondatrices d’I.Care posèrent les premières briques de cette nouvelle association, passionnée par le care, dans sa dimension tant intime que politique : il s’agit de prendre soin des détenu·es, animé d’un esprit de sororité fondamentale, mais aussi d’œuvrer à la transformation sociale urgente d’un système pénitentiaire qui casse trop souvent ce qu’il y a d’humain en nous.

I.Care veut rapprocher les mondes en perçant les murs des prisons : I.Care introduit des livres de « santé » actuels dans les bibliothèques pénitentiaires pour que les détenu·es ne perdent pas le fil, invite dans les parloirs des planning familiaux généralistes dont la patientèle classique n’est pas celle des détenu·es, honore la Journée internationale des droits de la femme dans les cellules carcérales en déposant une rose, pour rappeler que les détenues aussi doivent se voir garantir les droits humains. « We want bread, but we want roses to » disaient les grévistes, majoritairement femmes, lors des mouvements de travailleur·euses migrant·es pauvres, en 1912 dans le Massachusetts… »

Maître Véronique van der Plancke, membre du Conseil d’Administration d’I.Care

Rapport alternatif pour le Comité contre la torture des Nations unies en vue de l’examen de la Belgique

Le 14 juin, I.Care a soumis un rapport alternatif au Comité des Nations unies contre la torture (CAT). Ce rapport a été co-rédigé avec les membres de la « Coalition OPCAT », composée de l’ACAT, la FIACAT, Move, DEI-Belgique, la Ligue des droits humains, la section belge de l’OIP et le Centre d’Action Laïque. Ce rapport comprend notamment des éléments sur la situation des personnes privées de libertés dans des établissements pénitentiaires.

En parallèle du rapport soumis par l’Etat belge, ce rapport alternatif a pour objectif d’informer le CAT sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Le Comité engagera ensuite un dialogue avec les représentants de l’Etat belge et la société civile afin d’établir une liste de recommandations.

L’examen de la Belgique aura lieu au mois de juillet 2021.

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